Histoires

Cindy

« Avec un seul salaire saisonnier et quatre enfants, les hivers sont souvent durs. »

Cindy

Nous avons quatre beaux enfants et c’est notre priorité. Mon mari travaille fort et adore son travail, mais malheureusement, c’est un emploi saisonnier. Donc, l'hiver, les ressources viennent parfois à manquer. Je fais du bénévolat dans des organismes et à l’école. Je veux terminer mon secondaire, mais avec quatre enfants, je ne sais pas trop par où commencer.

Martin

« Jusqu’à l’âge de 25 ans, je faisais du vélo douze mois par année. »

Martin

Avant, j’étais à la piscine et au gym deux fois par jour. Depuis une dizaine d’années, je suis dépendant de mon fauteuil. J’ai une maladie musculaire dégénérative. Je suis comme une marionnette à qui on aurait coupé les fils des bras et des jambes. Dans ma condition, ce n’est pas toujours facile de mener une vie normale, d’être actif et en relation avec les autres. Ça demande pas mal plus d’efforts.

Claudia

« J’élève toute seule mes six enfants. »

Claudia

Je suis mère monoparentale de six enfants. Avec une famille si nombreuse, il y a toujours de l’action, mais surtout, il n’y a jamais assez d’heures dans une journée pour tout accomplir. Je fais mon possible pour offrir du temps à chacun, mais c’est parfois impossible. J’élève toute seule mes six enfants et leurs pères ne m’offrent jamais d’aide.

Pierre-Yves

« Quand j’étais petit il n’y avait pas de place pour les personnes handicapées. »

Pierre-Yves

J’ai une paralysie cérébrale de naissance. Quand j’étais petit, c’était impossible d’aller à l’école régulière avec une condition comme la mienne. Je suis allé dans une école spécialisée, j’ai étudié, je me suis beaucoup impliqué dans les activités parascolaires. Après mes études, j’ai fait du bénévolat et j’ai fondé un organisme qui permet depuis 35 ans aux gens avec des limitations de s’intégrer à notre quartier, notre ville.

Dominique

« On m’a enlevé un hémisphère du cerveau au complet à 17 ans. »

Dominique

On m’a dit que je ne marcherais, verrais, parlerais jamais. Croyez-moi, je fais tout ça et même très bien. J’ai même été présidente d’un conseil d’administration et j’ai contribué à faire adopter un nouveau projet de loi pour aider les gens dans ma condition.

Michael Cuomo

« J’ai vécu entouré de moisissures pendant des années. »

Michael Cuomo

Dans les armoires, dans les garde-robes, les chambres à coucher, il y en avait partout. Je devais dormir dans le salon parce que c’était l’endroit le « moins pire » de l’appartement. Je n’avais pas les moyens de déménager, j’en étais malade, mes enfants aussi, et sans l’aide que j’ai reçue, j’y serais peut-être encore.

Marie-Hélène

« C’est difficile d’avoir des activités spontanées lorsqu’on a un handicap. »

Marie-Hélène

Je suis née avec la paralysie cérébrale. Lorsqu’on vit avec un handicap, on réalise rapidement que le principe d’accessibilité universelle est loin d’être atteint. Je dois souvent faire preuve d’imagination pour avoir accès aux commerces du quartier comme les boulangeries, fruiteries et restaurants. C’est très difficile d’être spontanée dans mes choix de destinations.

Richard

« J’ai déjà très bien gagné ma vie. »

Richard

J’étais directeur d’usine, puis j’ai eu des problèmes au cœur et les choses se sont rapidement détériorées. J’avais besoin d’aide pour trouver un logement salubre et abordable. Comme ma santé est fragile et que mes moyens sont très limités, trouver et conserver un logement est plus difficile qu’on peut l’imaginer.